Cette fois, c’est foutu, la clef sous la porte. La ferme familiale est en faillite. Le jour où son père le lui annonce, Marlon propose une idée saugrenue : transformer l’un de ses champs de maïs en labyrinthe géant, à la manière des corn mazes américains, en guise d’attraction estivale pour renflouer les caisses.
À bientôt 18 ans, Marlon cultive une étonnante passion pour les labyrinthes, mais aussi pour la peinture classique et les anagrammes. D’ailleurs, il s’inquiète du fait que les lettres de son prénom forment le mot normal, lui qui se sent si étrange, à mesure que croît son désir pour les hommes.
Épaulé par sa meilleure amie Memel, Marlon conçoit, à quelques mètres de la départementale, un dédale végétal si complexe et fascinant que tout le monde y accourt. Peu à peu, sa création devient le décor d’un été caniculaire fait de désir et de menace.
Alliant récit queer et regard écologique sur le monde agricole, ce roman, porté par une écriture inventive et poétique, revisite le mythe antique du labyrinthe pour en faire une fable contemporaine sur l’émancipation.